DANS CETTE SECTION :
Coupole et vitraux
Coupole
Lorsque les échafaudages ont été démontés et que la grande coupole a été visible depuis le transept, elle a fait grande impression tant sur les chanoines de la collégiale que sur les fidèles. Les chanoines eux-mêmes n’ont pas hésité à affirmer qu’elle était la meilleure d’Espagne. Leonardo de Figueroa était un grand constructeur de coupoles, laissant des exemples de son travail dans plusieurs églises de la ville de Séville.
La coupole fut la dernière chose à être construite dans l’église collégiale baroque, alors que tout le bâtiment était pratiquement terminé. Si, dans le reste du bâtiment, la pierre a été utilisée comme élément de construction, dans la coupole, en raison de la situation économique précaire du chapitre de la collégiale et, après s’être assuré que le changement ne supposerait aucun risque d’effondrement, ils ont décidé de réduire les coûts et de remplacer la pierre par la brique.
À travers les fenêtres de la lanterne, entre la lumière naturelle qui tombe par la coupole créant l’effet illusionniste de la voûte céleste.
La lanterne est surmontée de la croix de l’Ordre de Saint-Jean de Malte et fut un hommage rendu au cardinal D. Manuel Arias y Porres, archevêque de Séville. En 1734, la décoration des pendentifs fut achevée, composée d’une multitude de feuillages et de volutes qui encadrent des ovales où se trouvent les quatre évangélistes qui sont représentés écrivant les saints évangiles et apparaissent accompagnés de leurs symboles.
Vitraux
Depuis la nef centrale, on peut profiter d’une nouvelle et merveilleuse vue panoramique des trois nefs de l’église collégiale, probablement pleine de couleurs qui se distribuent par les piliers et les retables, en raison du reflet des vitraux à l’intérieur du temple.
Les vitraux ne sont pas les originaux car, lors de l’inauguration du temple en 1712, les fenêtres étaient recouvertes de cristaux totalement transparents, formant des figures géométriques, parmi lesquelles l’hexagone ou le carré. Ce type de vitrail permettait l’entrée au temple de beaucoup de lumière naturelle en essayant, de cette façon, de créer chez le spectateur l’illusion optique du divin qui irradie la lumière et illumine tout l’espace. Avec le temps, l’église s’est obscurcie en plaçant des rideaux aux fenêtres et renforcée par l’obscurcissement de la pierre des piliers et des voûtes en raison de la fumée des bougies qui s’allumaient quotidiennement.
Ce sont les ducs de Montpensier qui, en 1870, pour donner plus de couleurs au temple, ont parrainé la construction des vitraux actuels. Les vitraux que vous pouvez contempler sont formés de cristaux de couleurs avec des motifs floraux et étoilés, imitant le style hispano-musulman, et laissant un trou central pour placer l’emblème de la collégiale, le globe terrestre couronné par la croix.